Mai 2009 Archives
Friday 15 May 2009 21:22:00
luGBiU
Je voudrais pouvoir débarasser ma tête de toutes ces idées qui l'encombrent et qui, sans aucun doute ne m'appartiennent pas; pleine à craquer de trucs et de machins qui datent de je ne sais pas quand, et qui viennent de je ne sais pas où et qui dévorent mon esprit et mon énergie vitale... Pas d'auto-censure et pas de censure, pas de pensées qui me font craquer la tête. Effectivement, c'est ça, il s'agit de ça, de purger toutes les idées qui encombrent la tête et qui viennent de profondeurs incroyables et qui surgissent continument car c'est un flot, un flux qui ne s'arrête pas, des idées comme : c'est bien ou c'est mal, ce qu'il faut faire ou qu'il ne faut pas faire, ce qu'il faut dire ou ne faut pas dire...
Je pense donc je ne suis pas moi...Mais moi c'est quoi?
Surtout, il ne faut pas que je cherche à faire encore ce que j'ai déjà fait, à vivre, à retrouver les expériences que j'ai déjà vécues. Rien ne sait subsister réellement dans la durée car la conscience est un flot qui emporte tout, un état non solide. Je crois que je ne pourrais même pas dire que c'est un flux, un flot qui s'écoule; non, je crois que ça n'a rien à voir avec ça, la conscience c'est seulement quelque chose qui fait que tout tombe ou tout s'agrège et se défait.
http://www.pascsaq.org/son/luGBiU.mp3
luGBiU est un petit fichier de démo que j'ai fait cette après-midi, c'est avec la partie "son" uniquement de l'ensemble visuel et sonore de StackOverflow. Il va falloir que je sache "jouer" des deux à la fois!
Il n'y a aucun fichier image ou sonore préalablement enregistrés sur l'ordinateur dans ce projet. Tout est créé de fait, en situation réelle; le touché, la voix et le corps entièrement sont les organes sensibles de l'outil sonore et visuel, son prolongement vivant et vibrant dans l'espace réel et non-calculable de l'ex-istance (ex- qui signifie hors de, et du grec exô, au-dehors).
Thursday 14 May 2009 06:45:11
StackOverflow
Understanding Stack Overflow
The stack is a region of memory on which local automatic variables are created and function arguments are passed. The implementation allocates a default stack size per process. On modern operating systems, a typical stack has at least 1 megabyte, which is sufficient for most purposes. Under anomalous conditions, the program exceeds its stack limit. This causes a stack overflow. The two most common causes for a stack overflow is an infinite recursion, [...] an attempt to create a large array on the stack [...] rel.
Remarque : les titres que je donne, sont plutôt représentatifs de périodes de travail et d'états d'esprits à ces moments là, qu'une réelle volonté de nommer et déterminer un travail.
Synopsis visuel, description d'actes
À faire : écriture des repères temporels
Je fuis le côté tape à l'oeil et "grandiose"
Friday 01 May 2009 09:30:00
eeEhu...
Dispositif de captation d'images et textes en temps réel (images vidéo + texte, mode de présentation : performance).
Description :
<<éêËhu>> est un dispositif de captation d'images en temps réel. Une caméra numérique mini DV est posée sur une table et surélevée par un trépied, elle capture l'image de ma main en train d'écrire ou de manipuler des coupures de journaux, des pages de magazines (des fragments de textes ou des images). Le flux des images est retranscrit sur l'écran, projeté dans la salle simultanément à l'action et inscrit en même temps dans une mémoire "immédiate" d'images. Les images de la mémoire immédiate sont superposées au flot continu de la caméra mais de manière désordonnée (par un random). Au fur et à mesure, le flot d'images en mémoire est remplacé par de nouvelles images issues de la capture (le flot suivant etc). Les images de la mémoire sont éphémères et peuvent suggérer les débris d'un flux d'une conscience dessoudée (assaillie et à la fois coupée).
Contexte :
Nous, citoyens des pays occidentaux, sommes en permanence appareillés d'outils de connexions, habitués à manipuler des dispositifs et des machines qui réagissent à nos comportements ou sont là uniquement pour nous aider dans nos actions avec d'autres dispositifs. Nous avons toujours un lien au bout des doigts. À l'heure où il semble suspect de ne pas posséder de téléphone cellulaire ou de ne pas disposer d'une connexion haut débit, de matériels numériques de communication, d'ordinateurs ou d'équipements interactifs sophistiqués, je me suis posée la question de savoir si un individu coupé de ses outils ne serai pas l'équivalent d'un individu sans mémoire ou aphasique dans une société précédent celle des technologies numériques. Mais, je ne veux pas signifier par là qu'un individu indépendant de ces dispositifs le soit, je souhaite mettre le doigt sur nos dépendances. Il m'est arrivé d'avoir le souffle coupé parce que ma connexion au réseau internet était inopérante. C'est ma dépendance. Quelles sont les règles du jeu, quelles sont les règles de ce "je" utilisateur compulsif de ces types d'appareils? Que suis-je devenue? Comment d'anciennes techniques peuvent-elles m'éclairer sur ce "je"? Dans cette performance, j'utiliserai également des magnétophones à cassettes (textes enregistrés), des mots/textes, bruits (oralement) ou tout ce qui pourra être utile à mon propos.
Mots clés : Détournement de flux, de flot de conscience, mémoire, temporalités...
Une vieille technique, l'écriture, technique de la mémoire, est "recouverte" par une seconde, extrêmement récente dans l'histoire humaine : la vidéo numérique. Cela donne une sorte de méta-écriture visuelle d'un redoublement, une superposition de l'acte (manipulation ou écriture) par l'image vidéo du même acte, dans un jeu ou un "je" en désordre.