Quelques notes, dossier complet à venir...
Toujours, il est question pour moi du mouvement des masses
humaines, du flux humain, considéré du simple point de vue
quotidien; souffle des gares, des couloirs des métros, des rues,
souffles des grandes métropoles. Flux et reflux...
Où va-t-on toujours, quelque part ou nulle part... Déplacements,
frottements dans les zones marchandes. Le contrôle / surveillance
de ces flux est source de pouvoir (contrôle marchand et/ou contrôle
étatique).
Trajetxxx, comme je l'ai déjà dit, est l'observation (et non pas
bien sûr la surveillance car ils m'échappent) de ces mouvements au
cours de mes propres déplacements. C'est un texte écrit : carnet,
crayon.
Je crois que ces déplacements sont d'une violence énorme, mais qu'on ne perçoit pas physiquement. C'est une violence faite à la femme, à l'homme, une violence faite à la condition humaine.
Le premier de tous les mouvements, c'est d'abord celui de la
respiration, la poitrine, le thorax, qui se gonfle, s'affaisse,
d'avant en arrière et de haut en bas (haussement et abaissement des
épaules). Il y a également le mouvement à l'intérieur du corps, le
souffle, le sang, la lymphe, les cellules qui migrent d'un organe à
l'autre (je crois).
Vient ensuite, le mouvement de la marche, qui est un déploiement de
l'interieur vers l'extérieur, un déroulement, un rythme en accord
avec le souffle.
Puis viennent les mouvements plus stéréotypés, prisonniers
d'eux-mêmes, que sont les mouvements de groupes, les mouvements de
masses, migrations quotidiennes qui rythment la vie des gares, des
stations de métro ou de RER --urban et sub-urban du monde entier
(du moins dans les plus grandes métropoles). Flux migratoires à
l'échelle d'une ville et d'un laps de temps très court, interrompus
parfois par les grèves ou les mouvements populaires, les
rassemblements protestataires --autres souffles...
Voici une vidéo, (pas très bonne), de quelques essais
préparatoires d'une lecture / performance... (durée 20'16")


Un peu meilleure
résolution ici (94 Mo) Et le schéma technique...

Dans l'extrait de film que j'ai choisit, il s'agit du mouvement d'une foule en révolte --"La grève" Eisenstein extrait. L'extrait sonore enregistré sur dictaphone, qu'on perçoit en partie finale est issue d'une conférence sur le féminisme actuel.