vendredi 29 janvier 2010, 17:34:58 (UTC+0100)

Boucle de texte


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lundi 25 janvier 2010, 03:23:07 (UTC+0100)

PWD

(*)

Je cherche à ne plus rien dire et ne plus rien penser. Être entre câble et fibre optique, une position interstitielle, une figure archétypale entre les pixels d'un écran. Rien à faire, suivre de loin le ronronnement d'un moteur; remonter vers l'accélération et l'accès. C'est simplement s'insérer dans le fluide, le flux, la circulation, devenir un vecteur pour la vitesse (juste ça : le temps réel = le temps le plus parfaitement abstrait) à la surface horizontale et "voilà le nouveau désir". La lumière des pixels, la lumière des enseignes en haut des immeubles et tout autour, la lumière et le miroitement de l'eau -c'est là en bas, fluide. Garder mon propre surplus d'informations, mon propre trop plein de présence, mon débordement de flux et de connexions détachés; mails et spam. Séparation. Trash - ici, je clique, je continue vers la zone qui change de couleur en même que j'y arrive. Je continue. Et c'est vers la zone courte que j'arrive enfin. La zone courte et morte, je veux dire par là, la zone qui n'est déjà plus mais seulement ce qui me fait passer à une zone sensible; ce qui est juste une déchirure et une fragilité dans un code et va me permettre de me déplacer vers. C'est quelque chose d'absolument abstrait, c'est une bifurcation sans horizon. Je deviens le vecteur de l'enfoncement et du creux. C'est moi ce vide et ce passage, cette durée si brève et cette pression si peu nouvelle. Je suis seulement cela, une trouée dans la bifurcation, une impulsion électrique partie d'un enchevêtrement d'influx nerveux ressassant inlassablement le même signal, répondant aux mêmes désoeuvrements et confusions et pourtant gardant le crypté en tête; rien de plus et j'accède. Je ne fais qu'accéder. Mot de passe en mots de passe. Je continue vers. Glissement imperceptible avec un bruit de ventilateur dans la nuit. Un bout de code empêche pourtant le dépassement; vers une abstraction de plus en plus grande de l'avant et de l'après. C'est simplement un tube, un écoulement sans résistance puis résistance et enfin je transperce.
(*) http://www.0c0m0y0k.de/

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samedi 16 janvier 2010, 18:42:49 (UTC+0100)

"Identification des voyelles"



Pièce sombre. Pas d'ouverture sur la lumière extérieure.
Il y a des magnétophones à cassettes avec des cassettes à l'intérieur. Les cassettes sont enclenchées, ça tourne. Les bandes magnétiques sont enregistrées. C'est du texte, haché, des interruptions, des silences, des bruits. Des micros capturent la sortie des magnétos pour diffusion --vers des enceintes.
Il y a un tourne disque --matériel de récupération, un disque, un magnétophone est posé dessus, ça tourne. Le bras du tourne disque lit un sillon fermé --pas grand chose, des crépitements, un fragment, ça serait bien que ce disque ne soit pas un disque musical, mais l'enregistrement d'un discours, donc ça serait un fragment de discours qui tournerai en boucle. Un microphone capture tout ça, le bruit du moteur peut-être, les crépitements, la sortie du magnéto, avec peut-être le même fragment de discours que sur le disque qui tourne, ré-injecté en sortie vers les enceintes; avec le mouvement d'éloignement et d'approche (rotation), ça provoquerai une sorte d'ondulation sonore, une faible oscillation entre deux niveaux d'amplitude.
Il y a un ou deux ventilateurs, toujours du matériel de récupération, soufflent et agitent des fragments de papiers. Il y a des tables, mais il y aussi des choses par terre, quoi? On ne distinue pas bien, mais qu'importe. Sur les fragments de papiers agités par les ventilateurs, il y a des caractères d'imprimerie, des fragments de textes. Une webcam les capture en temps réel et c'est rediffusé sur un écran (projeté), l'image est vivante, vibrante, saccadée, des incrustations d'images avec une ou quelques secondes de retard; ce sont les mêmes images qui se superposent aux premières. le son est directement lié aux images (en fonction du mouvement et de la lumière) --c'est à dire que l'image est scannée et produit du son.
Parfois, ce sont les images d'un clavier d'ordinateur, un doigt s'agite sur la touche "Q".



Il y a des fils de cuivre ou de laiton qui sont tendus en travers de la pièce --de l'espace, deux micros contacts sont accrochés aux fils. On peut frapper les fils avec une baguette, les pincer, glisser le long en les tenant pincés avec les doigts; ça résonne.
Comment faire pour écrire un texte qui ne soit pas trop précis, pour laisser ouvert; ni trop vague et ne plus avoir de sens.
Mais en fait, tous ces éléments ne sont que des indications, des notes sur une partition; mais je veux laisser une part d'improvisation à cela, ces éléments pourront être remplacés par d'autres en fonction d'un lieu et d'une situation. On cherche des objets, on part à leur recherche avec une idée en tête; on revient avec autre chose, une trouvaille à laquelle on n'avait pas du tout pensé en partant. Une bassine en plastique vert, un peu transparente et usée; elle est remplie d'eau et sert à faire le bruit d'eau que l'on entend ici --même s'il s'agit d'un saladier en verre, d'un lavabo plein, d'une bouteille en plastique : [X] indentif-01-16jan10.ogg 16-Jan-2010 16:23 23.6M !!! On peut utiliser des planches de bois, des feuilles de papier, du ruban adhésif... Le ruban qui a servi à emballer un cadeau qu'on a reçu récemment.
Mais il faut écrire quand même, écrire quelque chose. C'est à dire définir, paramétrer, encadrer. Comment encadrer ce qui par définition ne peut l'être qu'au fur et à mesure d'un travail presque quotidien de recherches, de trouvailles, de retour en arrière et de grands pas en avant, parfois. Comment structurer malgré tout, ce qui est par définition ouvert aux "bruissements du monde". Dois-je employer le mot "protocole", c'est à dire définir exactement un ensemble de règles qui nous permet d'entrer en contact avec l'imprévu et de le laisser entrer.
Informatique/Électronique : un protocole de communication est un ensemble de contraintes permettant d'établir une communication entre deux entités.
J'aime cette définition.



Laisser entrer un moment imprévu : le boulevard luisant à cause de la pluie, les phares rouges; le flot des véhicules et les lumières des lampadaires --par flots également; les gouttes de pluie qui craquent contre la surface vitrée de la fenêtre et sur la tôle du rebord. Le vent, qui pousse par raffales les nappes de pluie contre les paroies. Un ventilateur minuscule et transparent. L'oeil d'un cyclone de machine à refroidissement, à refoulement d'air! Refoulement d'air, "tremblement d'air"! D'r... C'est l'environnement tout entier happé par les crissements des machines à vibrations.



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jeudi 14 janvier 2010, 22:23:01 (UTC+0100)

Norbert Moslang





http://jasonkahn.net/text/index.html

« Toute vie n’est que vibrations nées de résonances bien spécifiques : ondes lumineuses, ondes sonores, micro ondes… Dans pareil contexte, qu’est-ce qui vous empêche d’essayer de combiner n’importe lequel de ces éléments avec un autre et de, par exemple, prendre une radio pour lui faire diffuser les ondes émises par une télécommande ; et au cas où cela ne fonctionnerait pas, et bien il ne vous resterait qu’à en modifier les fréquences où à en bidouiller les connexions jusqu’à ce que vous y arriviez… »
Norbert MÖSLANG

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jeudi 14 janvier 2010, 00:50:18 (UTC+0100)

Notes micros-vides et autres travaux sonores - visuels.

Création d'un nouveau dossier : http://gustin.pascale.free.fr/SONORE. Dedans, tous mes travaux sonores présents et avenir (fin 2009 - 2010) + dessins, notes... Textes divers relatifs...

Dec 31, 2009 Note Henri Chopin sur poptronics
« Machine Poem » par Henri Chopin dans la revue « OU ? », 1964 (directement transcrit de la revue, donc introuvable en ligne) :

« L'important c'est d'avoir vaincu la machine. C'est d'avoir par la voix d'un seul être trouvé des possibilités infinies d'orchestration, timbrales et sonores dues à un homme seul. Cela est possible. C'est d'avoir utilisé le langage lui aussi créé par les hommes et non pas d'avoir été soumis à des modes ou esthétiques.
L'important est d'avoir rendu la primauté à l'homme et à la création qui a dominé la machine. Qui l'a pliée à ses désirs. Qui lui a trouvé un langage particulier et joignant le cosmos. La vie sur terre et hors-terre. Qui l'a pliée à ses désirs comme Ronsard pliait l'imprimerie à ses désirs (c'était le début de la machine).
L'important est que nous ayons pu rendre l'important relatif... l'important d'hier qui ne l'est plus. Hier on pensait que la machine allait créer... Je la défie. Elle ne peut être aussi riche qu'un homme. Car ce que je fais une fois n'est jamais répété. Je recherche et trouve à nouveau. La machine ne le peut si elle peut m'obéir. Elle m'obéit. Une machine créera une valeur et la reproduira 1000 fois. 100 000 fois. L'homme créera 100 000 valeurs uniques et chaudes de vie. C'est la réalité de la création entière d'être infiniment multipliable jusqu'à la construction de la machine... machinale sauf pour les sots. »

Jan 2, 2010 « But what about the noise… »
Lorsque la fondation Arp demande à Cage de concevoir une pièce pour la célébration du centenaire de la naissance du sculpteur, en 1985, Cage crée une partition pour un groupe de percussionnistes (les Percussions de Strasbourg), qui associe à des instruments de type résonant des feuilles de papier destinées à être froissées, secouées, déchirées, ainsi que des récipients d'eau. Il reprend à son compte des informations que lui a procurées la directrice de la Fondation à propos des techniques exploitées par Jean Arp; d'où le titre choisi: But what about the noise of crumpling paper which he used to do in order to paint the series of «Papiers froissés» or tearing up paper to make «Papiers déchirés» ?Il s'agit d'une longue citation d'une lettre de la Fondation Arp: «Mais qu'en est-il des bruits du froissement de papiers qu'il a utilisés pour peindre la série des «Papiers froissés» ou des bruits du déchirement des papiers dont il s'est servi pour réaliser les «Papiers déchirés»? Arp était inspiré par l'eau (la mer, un lac, les eaux qui coulent, comme les rivières) et par les forêts.»

Les notations que Cage proposent aux percussionnistes consistent notamment en des signes impliquant un unisson d'au moins deux instruments (légèrement résonants et de matières différentes), des cercles pour indiquer des bruits d'eau, de papiers, ainsi que des précisions sur les durées. Les instruments doivent être, de préférence, répartis tout autour des spectateurs.

Quelque chose d'éphémère, de fragile émerge ainsi de cette oeuvre graphique, sans doute à cause de la place qu'il accorde aux impondérables provoqués par l'incorporation de phénomènes naturels: froissements et accidents du papier... et du fait qu'il demeure ouvert aux conséquences inattendues susceptibles de survenir au cours de la réalisation au lieu de viser un résultat déterminé. Après tout, les mots chance et chaos ne sont-ils pas très proches dans le dictionnaire ?

L'oeuvre est formée de dix parties parmi lesquelles les musiciens jouissent d'une pleine liberté de choix en fonction de la durée désirée du morceau. (Ils peuvent n'en jouer que trois, les jouer toutes, répeter certaines parties à leur gré.). Chaque musicien dispose au minimum de deux instruments de faible résonnance, dont il joue à l'unisson. Ces instruments sont fait de matériaux différents (bois, métal et verre par exemple, mais pas bois, métal et métal). Exécution lente sans chef d'orchestre, chaque musicien suivant son propre rythme. Des changements de rythmes légers, à peine marqués, permettent de donner plus de vie aux différentes parties. Les cercles (o) indiquent un bruit d'eau (qui coule, fait des bulles), de papier (froissé, déchiré, que l'on fait vibrer comme une tole), ou encore des bruits difficilement identifiables évoquant des phénomènes naturels. La production de ces sons n'est pas limitée dans le temps (cercles répétés) mais ne doit jamais empiéter sur les mesures jouées à l'unisson. Les demi-cercles, d'abord ouverts (() puis fermés ()), représentent également de tels sons, mais divisés en deux moitiés de durée identique, c'est à dire répétées deux fois. Les demi-cercles répétés ( ((((( ) donnent aussi des indications de temps qui n'ont aucun caractère impératif, à condition toutefois que le musicien respecte les parties jouées à l'unisson et donne une valeur égale aux demi-cercles de droite et à ceux de gauche. Les parties sont conçues de façon à permettre à un seul exécutant de jouer à la fois les unissons et les cercles; il est néanmoins préférable que l'exécution de chaque partie soit confiée à deux musiciens. Les musiciens peuvent être placés autour du public, ou bien parmi le public lorsque ce dernier est debout; ils peuvent se produire sur scène, mais ne doivent surtout pas être trop près les uns des autres.


Lien sur la page de l'article : http://www.archipel.org/2009/index.php?top=3&sub=2&id=o7942
Il peut être utile pour moi de réfléchir et mettre en pratique un tel travail de notation de mes "morceaux".

Jan 3, 2010 Notation graphique

Intéressée par notation graphique, partitions pour transcription poésie sonore "micros vides". Recherches internet :

-> http://en.wikipedia.org/wiki/Graphic_notation
-> http://www.notations21.net/
-> http://notations21.wordpress.com/
Jan 3, 2010 Recherches suites...
-> http://www.schoyencollection.com/music.htm
-> http://www.zachlaytonindustries.com/visualmusic.html

Jan 5, 2010 Après-midi.

Enregistrement d'un fichier son (micros-vides-3.ogg)). Le second n'a pas été enregistré --plus de place sur la mémoire. Le second : jeux musicaux... Avec les différentes vitesses de lecture d'un larsen. Possibilité d'aller plus loin dans ce sens, peut-être avec le souffle, en pré-définissant chacun des paramètres pour les différentes vitesses => synthèse sonore. Des possibilités sont à explorer dans ce sens. Lire à ce sujet, des possibilités offertes et s'ouvrent par ce domaine. Aller doucement et comprendre ce que je fais à chaque fois.


Jan 8, 2010 Recherches Pierre Schaeffer...

Et je tombe là-dessus par hasard!
"Un charivari ou « confusion de bruit » est un rituel collectif occidental, très similaire au carnaval. Il s'en distingue toutefois en ce qu'il n'est pas lié au calendrier. Il s'agit d'un cortège dans lequel de nombreux musiciens et passants font du bruit avec toutes sortes d'objets, généralement détournés de leur usage traditionnel (ustensiles de cuisine). Cette "contre-musique" fait pendant aux musiques religieuses, à l'harmonie. C'est une parodie. Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu'un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. Dans ce dernier cas on parle aussi de chahut. Le rituel est attesté dès le XIV e siècle. Il se tient à l'occasion d'un mariage jugé mal assorti (c'est notamment le cas des charivaris organisés lors du mariage d'un homme âgé avec une jeune femme) ou d'un remariage. Un des charivaris les plus célèbres est celui qui fut organisé par le roi Charles VI, à l'occasion duquel périrent brûlés cinq personnes proches du roi, resté dans l'histoire sous le nom de bal des ardents."
G. Desplat, Charivaris en Gascogne. La « morale des peuples » du XVIe au XXe siècle, Berger-Levrault, 1982.
Ce lien -> http://darbydiary.blogspot.com/2008_11_01_archive.html
Référence -> http://darbydiary.blogspot.com/

Article : "L'apport des techniques d'enregistrement dans la fabrication de matieres et de formes musicales nouvelles. Applications à la musique concrète." Jacques Poullin

-> http://www.ars-sonora.org/html/numeros/numero09/09f.htm

file0006.wav (micros-vides-4.ogg)aujourd'hui. Étrange, mais j'aime bien ce travail. Grande présence du souffle se supperposant à l'onde sonore diffusée par les hauts-parleurs + distorsions. Variations avec trois fois rien et toujours la même onde de départ (boucle de départ). En répétant avec intensité une seule et même chose, des variations intéressantes ont lieu. Qui finalement font que ce n'est plus ou plutôt, jamais la même chose. Le fait que le souffle soit très très présent est positif. J'aime beaucoup cette petite étude de 16mn30s.
Ce type de proposition pourrait tout à fait donner lieu à une performance publique. Soit, je peux reprendre un fragment de la boucle et jouer directement sur ce fragment --mais la proposition n'est plus la même; il ne s'agit plus alors de "Micros-vides". Soit, l'acte reste le même, avec un son qui pourra lui servir (même trame d'action, boucle sonore autre, mais trouver la justesse).

Jan 9, 2010 Insomnie, encore.

J'ai toujours été mal à l'aise dans les groupes humain. D'où vient ce malaise. De loin. De mon enfance, de mon adolescence, j'en ai enormément souffert. J'aime le contact avec les individus, uniquement. Peut-être faudrait-il que je trouve une alternative, une manière d'être avec les autres; être créative par rapport à la situation. Ne pas me bloquer, me laisser bloquer, enfermer dans celle-ci. Rencontrer les autres, autrement. En faire quelque chose de cette situation.
Recherches "Tradition indienne Rasa"
Rasa (musique indienne)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasa_(musique_indienne)

Le terme sanskrit rasa (littéralement "sève") est utilisé dans la tradition classique indienne pour désigner le sentiment propre à une œuvre littéraire, dramatique ou musicale. En musique, il désigne plus précisément le caractère donné d'un râga, tel que l'exécutant essaiera de le rendre dans son interprétation. Le rasa est en cela assez proche de l'ἦθος (èthos) de la musique grecque antique. Ces rasa sont codifiés de longue date, et on leur attribue généralement le nombre de neuf.
Les neuf rasa [modifier]

* Shringara est un sentiment de nostalgie pour l’amant absent, à la fois sentimental et érotique, comme le πόθος (pothos) grec. Il englobe à la fois l’aspect physique et spirituel de l’amour et on le désigne parfois sous le terme de rasa adi ("originel") car il est supposé représenter la force créatrice universelle.
* Hasya est un sentiment presque burlesque, incitant au rire. Il s’exprime musicalement à travers des dessins rythmiques syncopés ou un dialogue mélodique et rythmique entre les musiciens (jawab-sawal).
* Karuna est pathétique, triste et plein de larmes, et exprime une extrême solitude et une vive nostalgie.
* Raudra exprime la fureur ou la colère explosive. Ce rasa s’utilise souvent en art dramatique, mais en musique il peut personnifier la fureur de la nature. Musicalement, il se traduit par une série d’ornements rapides et "tremblants", qui produisent un effet vibratoire menaçant dans les notes graves.
* Vîra exprime le sentiment d’héroïsme, de bravoure, de majesté, la gloire, la grandeur et une sorte d’excitation noble, une certaine fierté. Exagéré, il verse dans raudra.
* Bhayanaka est au-delà de raudra. Il vise à provoquer l'effroi, la terreur. Il s'exprime difficilement avec un seul instrument, à moins qu’un texte vocal n’éclaire sa signification exacte.
* Vibhatsa – rempli de dégoût ou le suscitant – est également difficile à exprimer par la musique. Comme le précédent, il s’utilise davantage en art dramatique.
* Adbhuta traduit la surprise et l’étonnement, la gaieté et même une légère peur, comme lorsque l’on vit une expérience nouvelle, étrange. On peut l’exprimer par une rapidité extrême ou des trouvailles techniques.
* Shanta exprime la paix, la tranquillité et la sérénité.

Certains mentionnent un dixième rasa, bhakti, imprégné de dévotion et de spiritualité et d’un sentiment presque religieux mais Ravi Shankar le considère comme une combinaison de shanta, karuna et abdhuta.


Ne pas m'arrêter là. Chercher au delà (est-ce que la tradition indienne m'intéresse vraiment). C'est surtout la présence des émotions qui m'intéresse ici. Le lien avec l'oeuvre de Cage : Sonates et interludes.
Lien -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Chrysostomus/Brouillon2


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samedi 09 janvier 2010 06:29:40

Un test

Voici un test avec accenté caractères accentués...
Et un nouvel habillage inspiré de celui-ci = thanx to http://www.generatorx.no/
It works!

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lundi 16 novembre 2009 08:47:24

work-in-process a.k.a WIP --Souffles II

«Nous sommes les liens entre eux» Anne Laforet (conversation par mail)
Si je fais dériver cette phrase : «Nous sommes les liens entre eux» -- une ébauche.


Nous sommes les liens entre les liens; nous produisons des textes entre des textes, établissons fragments de discours entre fragments de discours; et si je me mets à parler des mots, des paroles, je parle entre les mots qui sont entre les mots, je parle la parole qui est entre la parole; je suis la partie organique et vivante d'un discours, l'organe scripteur d'une machine à texte. Je suis la liaison entre les liens dans une gravitation centrifuge. Je fais la liaison d'une machine à une autre, de plusieurs machines à plusieurs autres, je suis leurs protocoles d'échanges.
Est-ce que ça a du sens de dire ça?
Je prends mon téléphone cellulaire, je tourne avec le pouce une bille centrale; je consulte ma messagerie. Je constate avec dépit et amertume que je n'ai pas le message que j'attends, que je souhaite, que je désire; ce message, qui en quelque sorte serai le révélateur de mon existence, me rassurerai sur moi-même, ma propre présence dans ce monde, mon état humain, ma signifiance, mon propre signal –pas de message, pas le message que j'attends.
Est-ce que j'existe vraiment?
J'ai d'autres messages mais qui ne me sont pas directement adressés, qui proviennent de listes auxquelles je suis abonnée pour remplir exactement le vide.

Est-ce que j'existe réellement si aucun message ne me signale, si aucun signe de la part de cette machine, que je tiens entre mon pouce et mon index, dans la paume de ma main, ne me signe ni ne m'identifie.
Ne suis-je qu'un protocole d'échange d'une machine à une autre, le déroulement sans fin de processus stochastiques, de calcul de probabilités. Je presse maintenant la molette centrale et déroule un message pris au hasard; je sais que ce message apparaîtra comme lu lorsque je consulterai ma messagerie, ailleurs, plus loin dans la ville, un peu plus ailleurs dans un appartement, dans une salle jaune, dans une pièce sombre, dans un réduit à l'étroit, sur un chantier désert entouré par des tours démesurées, dans un autre moment, dans une autre ville, dans un autre lieu éloigné de celui-ci, sur un autre lien connecté, téléchargé, actualisé.
J'actualise ma messagerie. Je m'actualise.
Je suis le moyen de faire que les machines communiquent les unes avec les autres, je suis leur moyen d'action et leur signal intermittent. Je suis leur interface d'échange. Je suis le protocole de communication des discours; des machines s'allument quelque part et m'actualise –traces de navigations. Je suis une adresse de parole, qui suis-je si l'on ne m'adresse pas?
Doit-on comprendre ces phrases dans un sens très littérale?
Qui suis-je si la machine s'exprime par la détection de ma présence dans l'objet de mes désirs, dans l'objet de mes plaisirs et dans le fond en comble de mes actes et de mes mouvements. Je suis le signe de la caméra qui me détecte, le comportement d'un signal transféré, négocié; prétention à vouloir exister en dehors de ce signal et vis à vis de moi-même.
Qui suis-je d'autre que cela, ce soir, ici et maintenant?

jack_transport~ little patch:rewind


Getting the best out of the rewrite


problem with analog sensors

copying one array to another very fast



Tache dans le champ de vision.




Je suis un lien et un autre lien, tache dans un champ de vision-signal. Ce phénomène d'adaptation à ce milieu intérieur multicellulaire. J'écris ce texte entre les textes, fragments de discours entre fragments de discours; c'est à dire : produire une impulsion standard et je parle la parole qui est entre la parole. J'intègre ici également l'impulsion, l'organe vivant de la question qui revient. Je croise à ce point le neurone stimulé, les cellules des évènements. Je suis la partie organique et vivante d'un discours. «L'environnement électrique de l'information qui tend à faire de l'homme un homme supérieur au même moment qu'il le réduit à n'être rien ni personne d'autre qu'une émergence avec tous.» Je fais la liaison d'une machine à une autre, de plusieurs machines à plusieurs autres, je suis leurs protocoles d'échanges. Je suis mêlée aux images, sons, vidéos, que j'actualise jour après jour, heure après heure de manière compulsive, ici, ailleurs, plus loin dans une autre ville, à l'extrême limite d'un continent, un peu plus ailleurs dans un appartement avec de grandes baies vitrées, dans une salle jaune, dans une pièce sombre, dans un réduit au bord d'un fleuve, sur un chantier désert entouré par des tours de verre et d'acier, dans un autre moment, dans une autre ville encore, partout, dans un autre lieu éloigné d'ici, sur un autre lien connecté, téléchargement, actualisation. Je viens ensuite. J'émerge à peine du brouhaha que je crée au confins d'un lien. Je suis l'image simulacre à la périphérie d'une machine qui arrive dans le prolongement fantasmagorique d'une autre image sans identité.


Ici, je mets en relation le "signal machinique" et le signal humain de la respiration.





Aucun élément sonore n'est préalablement enregistré. Le son est capturé en situation "live" à partir de ma respiration. En re-capturant plusieurs fois à la sortie des enceintes l'enregistrement premier de la respiration, j'obtiens cette superposition. Le souffle est une boucle --un cycle, au niveau physiologique --le mouvement de la respiration. Ici, trois boucles sonores sont superposées les unes aux autres. Elles ne sont pas lues à la même vitesse, ce qui provoque, à chaque nouvelle lecture un petit décalage temporel sur chaque boucle sonore. Ce décalage temporel, comme la respiration d'un être humain (en condition normale d'existence) est très peu perceptible.
Les lettres à l'écran sont mues par les vibrations continuelles de la colonne d'air, ici sonore, qui traverse la glotte.
La vidéo de démonstration présentée n'est pas d'une grande qualité; ce travail est destiné à être vu en performance, en situation réelle et non pas fait pour être diffusé comme une vidéo.
Première présentation @ http://www.piksel.no/festival/p09 Bergen, Norvège.




Autre :


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mercredi 12 août 2009 06:08:28

Esthétique de la Bifurcation

Chahaignes, 72340 -

Ce matin, au réveil, le soleil déjà haut, pose un léger voile doré sur les champs. Un peu de brume grise, bleue, estompe les contours éloignés. On perçoit des cris d'enfants, au loin; les sonorités de leurs voix emplissent l'espace tout entier, traversent temps et espace. De sentiers de terre ocres grimpant les coteaux noyés par l'atmosphère épaisse, le regard passe sans interruption sur les étendues de chaumes dorés, les toits bleus ardoises des granges, des hangars et les constructions des habitations humaines, sur les machines agricoles abandonnées pour les quelques heures de la nuit.
Derrière la maison, derrière un mur de pierre, il y a un petit jardin séparé d'un champ de maïs, par une clôture de grillage. Un lièvre s'est retrouvé prisonnier dans le jardin.

Je le regarde, sans l'approcher, aller et venir le long de la clôture, affolé, sans parvenir à trouver une issue. Je pense au chat de Schrödinger, à cette cette fameuse expérience de pensée de la physique quantique où le chat est à la fois mort et vivant tant que l'expérimentateur ne prend pas acte du résultat de l'expérience. J'écrirai ça aussi de cette manière : A && !A (*)
En admettant ici que A soit le chat vivant.
Mais quel rapport avec mon lièvre?
Quels rapports avec la bifurcation?
Et pourquoi me suis-je intéressée d'aussi près à cette notion de bifurcation?
Voilà les quelques questions auxquelles je vais tenter de répondre dans ce court essai sans autre prétention que de déchiffrer quelques chemins de pensées.

Je vais donc essayer de répondre le plus simplement et le plus précisément possible à ces questions en m'appuyant sur la nouvelle de J. L. Borges : "Le jardin aux sentiers qui bifurquent". Cette nouvelle fait suite dans "Fictions" à "Examen de l'oeuvre d'Herbert Quain"; brève introduction en quelque sorte, qui place d'emblée la nouvelle "Le jardin..." dans l'embranchement d'une oeuvre fictive(***) : celle d'Herbert Quain. Embranchement d'embranchements, emboîtement encore, birfucations infinies à l'intérieur de multiples fictions.

Un passage de cette nouvelle retient tout particulièrement mon attention :

Par la fenêtre je voyais les toits de toujours et le soleil embrumé de six heures. Il me parut incroyable que ce jour sans prémonitions ni symboles fût celui de ma mort implacable. Malgré la mort de mon père, malgré mon enfance passée dans un jardin symétrique de Haï Feng, allais-je maintenant mourir moi-aussi ? Puis, je pensai que tout nous arrive précisément, précisément maintenant. Des siècles de siècles et c'est seulement dans le présent que les faits se produisent; des hommes innombrables dans les airs, sur terre et sur mer, et tout ce qui se passe réellement c'est ce qui m'arrive à moi...(1)

Ce "je" qui me parle ici, maintenant, ne parle qu'à mon propre "je" intime, qu'à ma propre voix intérieure et c'est la raison pour laquelle ce "je" peut s'adresser à moi et me toucher (me toucher, comme s'il s'agissait de compter mon corps avec les doigts et dire : 1), tutoyer la part la plus profonde de mon être. Car le "je", ne représente jamais l'ensemble des "je" (contrairement aux mots tels que "arbre" ou "fleur" par exemple). Et donc ce "je" qui me touche si intimement superpose à mon propre "je" ici, très précisément à mon propre présent (de lectrice) une fiction --ou plutôt un récit--, et je suis cela, à la fois je et la fiction d'un autre je suprêment présent, intimement présent par l'élaboration d'un contour très précis du temps et de l'espace (six heures, un lit étroit de fer, la fenêtre en face, le soleil embrumé, jour sans prémonitions ni symboles --sans signes, c'est à dire : hors de tous langages(?)...)

Voilà, j'y suis, la superposition de cela et d'autre chose, de moi et d'une fiction, mais qui nie en être une(***), un emboîtement parfait, une bifurquation dans les profondeurs les plus intimes de mon être. Tout ce qui m'arrive à moi, précisément maintenant, c'est cette non-fiction, son déploiement, dépliement dans mon présent, mon maintenant de lectrice et tout à la fois le contenu de ce récit, ce maintenant précis d'un autre, du personnage en question, que je ne connais pas mais qui est "moi" ce même "moi" que j'utilise également pour moi-même, sans en être étonnée.
À la fois A && !A, à la fois moi et non moi.

C'est la magie du signe et du langage où chaque mot, chaque symbole est un accident dans le flux permanent de la pensée(2) et provoque une déviation de celle-ci (c'est du signe, du symbolique en action). Je parle ici surtout du point de vue du lecteur (dans le cas qui m'occupe). Qu'en est-il, du point de vue du scripteur? La magie s'exerce-t-elle de la même manière? Comment s'exerce-t-elle, cette magie du mot, du signe?
Quel est ce langage qui est en moi? Qu'elles sont ces pensées avec lesquelles j'actualise les choses du monde et qui me permettent d'entrer en relation avec les choses et les êtres. Pensées qui deviennent des signes, des symboles, des mots (mais d'abord des actes, des actions du corps). Par quels moyens ceux-ci se produisent-ils en moi? Les choses du monde me font signe et actualisent le langage en moi, non pas comme pour la lecture des signes et des mots, mais encodent un continuum de pensée.

Ma réflexion se poursuit, tout au long de ma lecture. Je remarque que je n'ai jamais lu "Fictions" comme une suite de récits fantastiques(***). Entre temps, dehors, un orage éclate, il pleut; je perçois le crépitement de la pluie sur la toiture de tôle de la grange, le tonnerre, un chien qui aboie. Ce langage se passe en moi (advient), me permet de transcrire ces différents phénomènes qui ont lieu maintenant, durant la rédaction de ce texte. Je construis quelque chose, du moins, je tente de le faire ou je conduis quelque chose... Un algorithme, seulement celui-ci ne résoudra pas un problème avec une logique de 0 et 1.

Je crois le langage, lié intiment au calcul et aux nombres (3) et bien entendu à la logique.

Que se passa-t-il lorsque je vis ce lièvre prisonnier dans le jardin? Comment mon esprit se comporte-t-il en somme, dans un cas comme celui-ci? Je peux dire, que pour moi, il s'agit bien d'un problème (simple) de logique... Dans ma tête, ce lièvre ne devrait pas être là. Pour preuve, ma première intention est de vouloir le libérer. Inconsciemment, je suppose, je superpose deux états : un lièvre captif et un lièvre en liberté. Ce que mon esprit perçoit effectivement, est mis en relation avec ce qui devrait être selon mes habitudes de penser, de vivre et d'agir; d'où la superposition des deux états (A && !A) dans mon esprit, puisque mon esprit fonctionne d'abord avec des symboles et du langage(4).

Et en guise de conclusion provisoire, ceci :

<< Penser, analyser, inventer (m'écrivit-il aussi) ne sont pas des actes anormaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence. Glorifier l'accomplissement occasionnel de cette fonction, thésauriser des pensées anciennes appartenant à autrui, se rappeler avec une stupeur incrédule que le doctor universalis a pensé, c'est confesser notre langueur ou notre barbarie. Tout homme doit être capable de toutes les idées et je suppose qu'il le sera dans le futur. >>

C'est avec cet extrait de "Pierre Ménard, auteur du Quichotte"(1) que je continuerai à explorer l'esthétique de la bifurquation. Cette seconde partie --dont cette première partie n'est que l'introduction, en quelque sorte-- traitera de la bifurcation du point de vue des réseaux, de l'open source, d'une philosophie, esthétique, morale et d'un art du Do It Yourself ou D.I.Y.

--Fin de la première partie--

(*) Attention, je ne suis pas du tout scientifique, j'utilise cette référence seulement parce qu'elle sert mon propos dans le contexte très précis de ma réflexion.
(1) Fictions, Jorges Luis Borges - Éditions Gallimard - Nouvelle édition augmentée (1983) - Collection Folio
(2) L'accident, d'un point de vue philosophique (Aristote).
(3) Les trois écritures - Langue, nombre, code, Clarisse Herrenschmidt - Éditions Gallimard, 2007
(4) Je m'apperçois au fur et à mesure des jours, que les lièvres ont l'habitude de venir dans ce jardin.


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mardi 14 juillet 2009 20:27:40

Pierrot Lunaire, le parlé-chanté

Quelques notes à la volée.

Deux ou trois choses me tournent dans la tête, ces derniers jours (semaines). Ce film, je crois que c'est "Island song", de Charlemagne Palestine. Il accroche une caméra vidéo sur lui, prend une moto. Il hurle en faisant le tour de l'île; les vibrations du moteur, les saccades de la route coupent et couvrent sa voix et son souffle.

On peut voir ce film ici :


...sur http://www.ubu.com/

J'avais envie d'écrire une note sur ce film, pour comprendre pourquoi, je le garde en tête.
Qui n'a jamais fait cette expérience, de crier à tue-tête par la fenêtre ouverte d'une voiture, d'un train ou sur son vélo, lancé à toute vitesse. En fait, c'est faire l'expérience de son corps et de sa voix (et c'est le corps) dans une situation complètement impossible pour lui, une vitesse de machine ou de machinerie (pour le cas du vélo). Être accroché à la vitesse d'une machine et sentir le souffle de l'air rentrer dans sa bouche ouverte...

En somme, c'est quoi, le cri, allié au son d'un moteur...

J'écoute "An Aural Symbiotic Mystery" performé avec Tony Conrad. Quelque chose de cette voix, de ce cri s'intercale dans cette longue improvisation entre la chair, le métal de l'instrument. Chair de la voix, du cri (les cordes vocales) alliée au métal, au moteur, aux secousses, à la route, à l'air (souffle). Une symbiose, un alliage...

Tout à l'heure, je suis descendue à pieds vers Saint-Lazare. Je croise un homme attablé à la terrasse d'un café. Il parle très sérieusement à un fil électronique. Une femme, souriante s'exclame devant une plaque de cuivre trouée : "Je monte! J'ai la clé!". Un homme encore, presse contre son oreille un appareil d'électronique sophistiqué... Je perçois un morceau de sa conversation avec celui-ci. Mais il est ailleurs, avec une autre voix, face à un autre appareil...

Pourquoi j'ai intitulé ce post "Pierrot Lunaire"? Parce qu'à la fois un autre morceau me tourne dans la tête.

Celui de "Pierrot Lunaire" d'Arnorld Schönberg; un passage tout particulièrement, d'une interprétation que je possède sur cassette audio (hélas! sans l'avoir référencée). Un moment très particulier de cette interprétation où la voix féminine de la "récitante" passe du chanté au parlé. Cassure? À peine! Passage du mystère, du féerique de la vocalité au concret, à la voix mono-tonique, monocorde du parlé. Je garde en tête le mystère de ce passage, comme s'il se jouait concrètement dans mon corps, à différents niveaux de sensibilité (cf. Proust; sa comparaison de la sensibilité aux différentes touches d'un piano).

Ce que je peux dire pour le moment, car ici, ce ne sont que quelques notes en prévision d'un travail plus approfondi, plus documenté. Le chant s'adresse à un niveau de conscience ou de sensibilité différent de la parole; le souffle à un autre encore. À chaque niveau de conscience est mise en jeu une forme d'abstraction différente. Le niveau de conscience sollicité par le chant est peut-être plus abstrait, personnel, intime; celui appelé par la parole, plus concret. Le plus généralement, il s'adresse à la raison, au langage et à toute l'expérience que l'on en a, physiquement, corporellement et intellectuellement. Le passage de l'un à l'autre, dans ce morceau crée une ligne de tension entre les deux. On perçoit alors la parole, le parlé avec les sens d'un langage plus abstrait, sensible, intime... À suivre!!!

Améliorations :

  • Retrouver et réécouter ce passage.
  • Documentations diverses.


Notes en marge :
Merci à Luc Dall'Armellina pour son post et son soutient...
Avantages et problèmes rencontrés avec les systèmes GNU/Linux (Debian 5.0, Lenny) tirés de mon expérience personnelle :
Excellente facilité à traiter le texte en général (caractères accentués, outils d'écritures).
Beaucoup de difficultés au niveau multimédia (son parfait dans le cadre d'une utilisation professionnelle, plus difficile lors des activités ludiques quotidiennes; images vidéo : codec mpeg2 ok... Par contre, je rencontre de gros problèmes au niveau de la gestion du matériel (caméra + puredata Aïe!!!).

Une solution serait peut-être l'utilisation de puredyne, mais si je comprends bien ce que je lis, la version du noyau me semble bien ancienne!!! ??? (leek&patato) ?


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dimanche 12 juillet 2009 15:10:54

Installation Debian Lenny MacBook Pro

MacBook Pro acheté en juin 2006, alu. Caractéristiques
Informations matériel :

  Nom du modèle :	MacBook Pro 15"
  Identifiant du modèle :	MacBookPro1,1
  Nom du processeur :	Intel Core Duo
  Vitesse du processeur :	2 GHz
  Nombre de processeurs :	1
  Nombre total de noyaux :	2
  Cache de niveau 2 (par processeur) :	2 Mo
  Mémoire :	512 Mo
  Vitesse du bus :	667 MHz

Intel ICH7-M AHCI :

  Fournisseur :	Intel
  Produit :	ICH7-M AHCI
  Vitesse :	1,5 Gigabit
  Description :	AHCI Version 1.10 Supported

FUJITSU MHV2080BH :

  Capacité :	74.53 Go
  Modèle :	FUJITSU MHV2080BH
  Révision :	0081002D
  Numéro de série :	NW70T6325MW8
  NCQ (Native Command Queuing) :	Oui
  Profondeur de la file d’attente :	32
  Support amovible :	Non
  Disque amovible :	Non
  Nom BSD :	disk0
  Gestionnaires OS9 :	Non
  État S.M.A.R.T. :	Vérifié
  Volumes :
ZAP Book :
  Capacité :	30 Go
  Disponible :	13.05 Go
  Inscriptible :	Oui
  Système de fichiers :	Journaled HFS+
  Nom BSD :	disk0s2
  Point de montage :	/

ATI Radeon X1600 :

  Modèle de jeu de puces :	ATY,RadeonX1600
  Type :	Moniteur
  Bus :	PCIe
  Longueur de la voie PCIe :	x16
  VRAM (totale) :	128 Mo
  Fournisseur :	ATI (0x1002)
  Identifiant du périphérique :	0x71c5
  Identifiant de révision :	0x0000
  Version du gestionnaire EFI :	01.00.068
  Moniteurs :
Écran à cristaux liquides couleur :
  Type de moniteur :	LCD
  Résolution :	1440 x 900
  Profondeur :	Couleurs 32 bits
  Intégré :	Oui
  Core Image :	Avec accélération matérielle
  Moniteur principal :	Oui
  Miroir :	Désactivé


*** Report for internal hard disk ***

Current GPT partition table:
 #      Start LBA      End LBA  Type
 1             40       409639  EFI System (FAT)
 2         409640     63324199  Mac OS X HFS+
 3       63324200     91216778  EFI System (FAT)
 4       91216779    110740216  Linux Swap
 5      110740217    156301454  Basic Data

Current MBR partition table:
 # A    Start LBA      End LBA  Type
 1              1       409639  ee  EFI Protective
 2         409640     63324199  af  Mac OS X HFS+
 3 *     63324200     91216778  83  Linux
 4       91216779    110740216  82  Linux swap / Solaris

MBR contents:
 Boot Code: Unknown, but bootable

Partition at LBA 40:
 Boot Code: None (Non-system disk message)
 File System: FAT32
 Listed in GPT as partition 1, type EFI System (FAT)

Partition at LBA 409640:
 Boot Code: None
 File System: HFS Extended (HFS+)
 Listed in GPT as partition 2, type Mac OS X HFS+
 Listed in MBR as partition 2, type af  Mac OS X HFS+

Partition at LBA 63324200:
 Boot Code: GRUB
 File System: ext3
 Listed in GPT as partition 3, type EFI System (FAT)
 Listed in MBR as partition 3, type 83  Linux, active

Partition at LBA 91216779:
 Boot Code: None
 File System: Unknown
 Listed in GPT as partition 4, type Linux Swap
 Listed in MBR as partition 4, type 82  Linux swap / Solaris

Partition at LBA 110740217:
 Boot Code: None
 File System: ext3
 Listed in GPT as partition 5, type Basic Data

Raisons de cette installation : voir un peu ce que ça donne, retrouver mes marques après ce passage par Mac OSX de quelques années et tenter le diable tant que j'y suis!!!!
Très bien également de pouvoir écrire ceci sur ma nouvelle installation de nanobblogger, + test des caractères accentués! Ok maintenant (après les avoir tous réencodé! Merci iconv);
Bon, installation de Linux Debian Lenny sur MacBook Pro...
La plus grosse difficulté que j'ai pu recontrer et qui a provoqué le bloquage de l'installation, est le partitionnement de l'espace que j'alloue à Debian. Le partitionnement doit se faire manuellement. Du moins, c'est comme ça que je m'y suis prise. En fait, c'est surtout de placer les fichiers de boot dans le bon répertoire. C'est toute la difficulté du partitionnement manuel. Il faut savoir exactement ce que l'on fait et on apprend souvent de ses erreurs!
Lors des premiers démarrages de mon installation, je ne trouvais même pas le pingouin à l'écran! J'ai procédé par tâtonnement, par élimination des méthodes trouvées sur le net et que je ne parvenais pas à comprendre.
Dans un premier temps, je repartionne le DD du MBP, je suis les commandes toutes simples trouvées ici : http://www.vogelweith.com/debian_laptop/00_macbookpro.php

$ sudo diskutil resizevolume disk0s2 30G

Je ne laisse que 30G pour Mac OSX, mon disque dur ne faisant que 75G.
Pas de problème à ce niveau là, ça passe tout seul. Ensuite j'installe rEFIt qui va me permettre de booter Debian. Et je suis les instructions de post-installation.
Je télécharge l'image netinst.iso de Debian Lenny (dernière version stable) puis je grave le cd. À cette étape, je peux commencer l'installation à proprement parler. Plusieurs échecs préliminaires m'obligent à réinstaller Mac OSX. Heuseusement, je sauvegarde l'ensemble de mes documents. L'installation de Debian est relativement simple finalement. Le tout est donc ce partitionnement correct de la partie allouée à Debian. Dans un premier temps, je défini un espace "/" bootable qui va donc contenir le noyau Linux :
  -rw-r--r--  1 root root   91640 jun 21 11:21 config-2.6.26-2-686
  drwxr-xr-x  2 root root    4096 jui 12 10:55 grub
  -rw-r--r--  1 root root 6202089 jui 12 10:47 initrd.img-2.6.26-2-686
  -rw-r--r--  1 root root 6177244 jui 12 10:16 initrd.img-2.6.26-2-686.bak
  -rw-r--r--  1 root root  927984 jun 21 11:21 System.map-2.6.26-2-686
  -rw-r--r--  1 root root 1506064 jun 21 11:20 vmlinuz-2.6.26-2-686
Voilà ce que je trouve si je regarde à présent dans /boot; je constate égalementque s'y trouve grub (qui m'a posé tellement de problèmes). Cette partition correspond à la partition N°3 d'où /dev/sda3 (ou 'hd0,3'); elle est là :
  3 *     63324200     91216778  83  Linux 
L'étoile signifie qu'elle est bootable. Je la retrouve ici détaillée :
Partition at LBA 63324200:
 Boot Code: GRUB
 File System: ext3
 Listed in GPT as partition 3, type EFI System (FAT)
 Listed in MBR as partition 3, type 83  Linux, active
Toute la difficulté était de faire ça et d'y installer correctement grub dessus. Après avoir défini ce "/", je ménage une zone de "swap" et une dernière partition "max" pour le reste (pas de partitionnement complexe). L'installation se poursuit sans problème. Reste ensuite à mettre grub au bon endroit. Pour cela je suis les instructions glanées sur le net que j'adapte à ma sauce (légère).
Donc revenir en arrière au moment de l'installation de grub-pc. Il faut à ce moment là rentrer dans une console (ctrl+alt+F2 ou fn+ctrl+alt+F2 ou se servir de celle qu'on trouve tout en bas du menu).
Et faire :
# chroot /target aptitude install refit
# /target/sbin/gptsync /dev/sda
# chroot /target aptitude install grub
(désinstalle à ce moment là grub-pc)
# grub-install /dev/sda3
# grub-update
Puis poursuivre l'installation sans plus installer de bootloader!
À faire : un compte-rendu documenté de ces notes.

Le point le plus difficile qu'il fallait que je résosolve était l'utilisation correcte de partman (ce qui sert d'outil de partitionnement). Le "/" configuré pour revoir le noyau et grub doit à tous prix être spécifié par l'option PRESENT dans l'indicateur d'amorçage. C'est ce qui va permettre d'installer grub par la suite (une sorte de marque, permet le repérage). J'ai également fait attention à ne pas en indiquer plusieurs, afin de placer grub exactement là où je le souhaitais, c'est à dire avec le noyau bootable :

/vmlinuz
/dev/sda3 root=/dev/sda3
Ensuite installation de nanoblogger-3.4-rc2 (améliorations possibles), Pd version 0.41.4-extended (reste à configurer pour la carte son externe + tests vidéo divers), divers window manager... + Configuration correcte du clavier.
J'espère maintenant pouvoir faire mes formations avec Linux.

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