.intro
"Nous sommes un monde de contenu concret à la périphérie infinie, nous avons en nous une multitude innombrable de relations et de connexions, qui est toujours en nous, même si elle n'entre pas dans notre sensation et représentation." Hegel
Monday 23 June 2008
Voyage sur la ligne d'horizon (*)
Poésie numérique visuelle et sonore.
Dictaphone numérique + enregistrements sonores (Paris - Berlin -
Amsterdam).
Voix, souffle live.
Technique utilisée : patches puredata / Gem.

"Voyage sur la ligne d'horizon" vient à la suite de
"trajetxxx".
Tout d'abord une simple ligne.
Elle vibre et oscille avec le souffle qu'on perçoit. Puis
apparaissent des lettres. Elles sont chaînées les uns aux autres,
se meuvent en fonction des vibrations et de l'amplitude sonore. Le
caractère typographique directeur change avec chaque impulsion
sonore. Parfois la lettre disparait et laisse la place à un
rectangle conteneur d'une image video. L'image vidéo est toujours
présente à l'intérieur des lettres.
J'adapte ma voix et mon souffle en fonction des enregistrements
sonores. Je les couvre ou les laisse entendre.
Je manipule ces enregistrements à l'aide d'un dictaphone numérique
et du micro voix. Les indices des fichiers sonores me permettent de
passer de l'un à l'autre. Un "delais" est utilisé pour réaliser une
texture sonore plus "ample" temporellement. Ainsi, les "fondus
enchaînés" entre les différentes séquences se mêlent à la texture
vocale de ma voix ou de mon souffle.
Esquisse préparatoire (**) dans laquelle je ré-utilise des éléments sonores et visuels (vidéo) présents dans d'autres travaux (préparatoires ou non) mais qui deviendront différents par la suite.

(*) J'ai emprunté ce titre à un ouvrage (roman) de Luc Lang.
(**) Et oui, mon parquet grince!!!
Friday 20 June 2008 10:30:58
Essais préparatoires / trajetxxx
Quelques notes, dossier complet à venir...
Toujours, il est question pour moi du mouvement des masses
humaines, du flux humain, considéré du simple point de vue
quotidien; souffle des gares, des couloirs des métros, des rues,
souffles des grandes métropoles. Flux et reflux...
Où va-t-on toujours, quelque part ou nulle part... Déplacements,
frottements dans les zones marchandes. Le contrôle / surveillance
de ces flux est source de pouvoir (contrôle marchand et/ou contrôle
étatique).
Trajetxxx, comme je l'ai déjà dit, est l'observation (et non pas
bien sûr la surveillance car ils m'échappent) de ces mouvements au
cours de mes propres déplacements. C'est un texte écrit : carnet,
crayon.
Je crois que ces déplacements sont d'une violence énorme, mais qu'on ne perçoit pas physiquement. C'est une violence faite à la femme, à l'homme, une violence faite à la condition humaine.
Le premier de tous les mouvements, c'est d'abord celui de la
respiration, la poitrine, le thorax, qui se gonfle, s'affaisse,
d'avant en arrière et de haut en bas (haussement et abaissement des
épaules). Il y a également le mouvement à l'intérieur du corps, le
souffle, le sang, la lymphe, les cellules qui migrent d'un organe à
l'autre (je crois).
Vient ensuite, le mouvement de la marche, qui est un déploiement de
l'interieur vers l'extérieur, un déroulement, un rythme en accord
avec le souffle.
Puis viennent les mouvements plus stéréotypés, prisonniers
d'eux-mêmes, que sont les mouvements de groupes, les mouvements de
masses, migrations quotidiennes qui rythment la vie des gares, des
stations de métro ou de RER --urban et sub-urban du monde entier
(du moins dans les plus grandes métropoles). Flux migratoires à
l'échelle d'une ville et d'un laps de temps très court, interrompus
parfois par les grèves ou les mouvements populaires, les
rassemblements protestataires --autres souffles...
Voici une vidéo, (pas très bonne), de quelques essais
préparatoires d'une lecture / performance... (durée 20'16")


Un peu meilleure
résolution ici (94 Mo) Et le schéma technique...

Dans l'extrait de film que j'ai choisit, il s'agit du mouvement d'une foule en révolte --"La grève" Eisenstein extrait. L'extrait sonore enregistré sur dictaphone, qu'on perçoit en partie finale est issue d'une conférence sur le féminisme actuel.
Saturday 31 May 2008 19:18:53
Poésie sensitive / sensitive poetry @ Plantage Doklaan, Amsterdam (nl)
Ce dispositif est installé dans un espace public et réagit aux
sons ambiants ainsi qu'à d'autres signaux sonores en provenance du
réseau internet -- utilisation des micros ouverts, par exemple
:
http://nujus.net/~locusonus/site/streams/map.php
Deux extraits vidéo sont diffusés à l'intérieur des lettres
(superposés l'un à l'autre) --"La grève" d'Eisenstein et une vidéo
personnelle dans laquelle on apperçoit des mains manipulants des
feuilles de papier blanc.
À certains moments, on distingue également les sous-titres
(cartons) du film d'Eisenstein.
Il se produit ici une inversion entre le sonore et le visuel : il
ne s'agit pas de la sonorisation d'un film où le musicien,
l'interprète adapte son jeu au rythme des images, mais c'est le
rythme des lettres ou l'image visuelle de l'écran qui vient épouser
la forme sonore de l'espace de la salle ou celle en provenance du
réseau. Il y a une inversion entre l'image (en mouvement), et la
lettre, un retournement sur eux-mêmes des espaces écrits, visuels,
et sonores.
Matériel utilisé :
+ 1 ordinateur portable + 1 microphone
+ 1 sortie sonore
+ 1 vidéo projecteur
+ connexion internet haut débit
Technique logicielle employée :
puredata / Gem
Le 30 mai 2008 @ PlantageDok, Amsterdam (nl)
![]() |
|
Installati |
Tuesday 27 May 2008 12:57:01
Workshop puredata Amsterdam
Compte-rendu - workshop - Amsterdam, une initiation à puredata.
Au cours de ce workshop, j'ai choisi à la fois d'introduire à
l'esprit spécifique de conception de puredata (pd) et à son
maniement pratique -et concrètement, pouvoir faire quelque chose
avec ces boîtes et ces ficelles.
Dans un premier temps, j'ai voulu orienter cet atelier plutôt
vers la conception graphique (2D, 3D) que vers le son. C'est, à mon
avis un moyen de toucher et de rencontrer un autre public, plus
sensible au visuel qu'au sonore. Les boîtes qu'on utilise pour le
rendu visuel, la conception de fonctions, le passage de messages,
de valeurs numériques dans les objets est, ainsi expérimenté de
manière plus concète : un message de couleur change la couleur à
l'intérieur d'une fonction de couleur [color] et est
envoyé à la forme géométrique, par exemple
[circle].
Bien sûr en deux heures, je n'ai hélas pas pu aller assez loin pour introduire à l'aspect spécifique des commandes OpenGL et à ce quelles permettent de faire. Le niveau du workshop est resté plus basic, afin de pouvoir évoluer doucement, pas à pas vers une bonne compréhension des différents éléments et des différentes notions.
Nous avons donc pu aborder des notions comme celles de boîtes
objets, de boîtes nombres et de boîtes messages et à quoi peuvent
bien servir toutes ces boîtes puisqu'elles ont chacune des
fonctions très différentes. Un point essentiel du workshop a été le
fonctionnement du "bang" soit du point de vue de l'objet graphique
(GUI), du message [bang ( ou de l'objet
[bang] , de telle sorte à introduire justement à
l'idée de calcul et comment est déclenché un calcul, dans quel
ordre il a lieu et comment changer cet ordre ou décider d'ordonner
ces calculs.
Ordre de création, ordre des opérations sont des concepts de bases essentiels pour pouvoir travailler confortablement avec pd par la suite.
Pour finir ce workshop, nous avons abordé quelques objets de la
bibliothèque graphique Gem, tel que l'objet
[pix_image] et [pix_film] et la manière
dont on peut obtenir un rendu d'image dans une fenêtre Gem :
Et merci à Audrey pour son aide de traduction durant ce workshop. Sans sa présence, il est possible que cet atelier n'aurait pas pu avoir lieu.
Saturday 24 May 2008 21:12:13
WIRELESSS
Arrivée à Amsterdam, il y a maintenant deux jours, mais pas de
connexion internet, véritablement "open" avant aujourd'hui.
Amsterdam est une ville étonnament belle, en raison, à mon avis de
ses canaux et de cette eau, toujours omniprésente, partout. Les
bâtiments ne sont pas trés hauts en général. Du moins, c'est ce que
j'ai pu voir de cette ville, jusqu'à présent.
Mais la première chose que j'ai remarqué en arrivant, la première
chose qui se passe de toutes manières, quand on arrive quelque
part, la première chose qu'on fait, avant même de voir quoi que ce
soit, c'est de respirer. En Ecosse, ce sont des odeurs de houille
qui remplissent l'air, des odeurs d'air, de terre et de feu. Ici,
c'est autre chose, je ne sais pas, il flotte dans l'air une odeur
que je ne reconnais pas... Que je n'avais jamais senti nulle part
ailleurs. Je ne sais pas si cette odeur est agréable ou
désagréable. Je crois que je l'ai trouvé désagréable tout d'abord.
Je ne sais pas si c'est à cause des brasseries, et si c'est une
odeur de fermentation qui remplit l'atmosphère.
Ensuite, il y a le bruit spécifique de la ville, les cornes des
péniches, qui ne sont pas sans me rappeller de trés trés lointains
souvenirs, sans doute les plus lointains que je peux avoir et que
j'avais même oublié.
Et le bruit des ponts levants...
Quelques premières photos ici














